Au plan national comme au sein des entreprises, le débat économique porte la plupart du temps sur les évolutions de l’activité économique et en particulier sur le partage de la valeur ajoutée des entreprises. La question est, en effet, celle de la répartition juste et optimale des richesses créées, entre les différentes parties prenantes de l’entreprise.

Souhaitant apporter une réponse partagée à ce débat, les partenaires sociaux ont ouvert en 2014 une réflexion afin d’essayer d’expliquer les inflexions observées, repérer les limites des outils statistiques disponibles et des règles comptables, s’interroger et dépasser ce simple cadre statistique pour aboutir à des constats communs.

Les travaux ont mis en évidence : 

• Des réserves statistiques,

• Une relative stabilité globale du partage de la valeur ajoutée entre ses bénéficiaires sur longue période mais des sous-périodes contrastées par leur ampleur et leur sens.

• L’analyse des seules données macroéconomiques n’est pas suffisante pour que soient définies les grandes clefs de répartition de la valeur ajoutée, en fonction de la taille, du secteur, de la situation spécifique et de la stratégie de développement des entreprises.

• La nécessité d’un « juste équilibre » reposant sur plusieurs équilibres juste à trouver : 

- pour réduire les inégalités de progression salariale entre les tranches les plus basses et les tranches les plus hautes

- pour permettre à l’entreprise d’assurer sa profitabilité dans le but de renforcer sa capacité à investir et innover. 

- pour assurer un autofinancement suffisant et pérenne de l’entreprise et de ses besoins.

Enfin – ce qui ne relève pas de l’entreprise et des salariés mais les concerne directement – un juste équilibre entre d’une part, la nécessité impérative de la contribution de tous les acteurs à l’impôt et aux cotisations sociales et d’autre part, la soutenabilité de ces prélèvements obligatoires. 

La question du partage de la valeur ajoutée renvoie à celle, décisive, du rythme de la croissance économique.

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